E.T., l’extra-terrestre

Steven Spielberg

États-Unis, 1982


Par une nuit de printemps, une navette spatiale se pose dans la banlieue de Los Angeles. Une poignée d’extra-terrestres en descend pour une mission d’exploration. L’un d’eux s’écarte du groupe, traverse la clairière, disparaît dans les hautes herbes, puis s’arrête, fasciné par les lumières de la ville. Alors que, dans un fracas de moteurs et de projecteurs, les humains arrivent sur les lieux, les extra-terrestres repartent après avoir recherché en vain leur compagnon égaré. Il s’appelle E.T., il a peur, il est seul et à trois millions d’années-lumière de chez lui, mais il croise bientôt la route du jeune Elliot…

E.T. fut, à sa sortie, un événement monumental, conjuguant succès public, succès critique et impact social. Le film eut une énorme influence sur le cinéma américain. Steven Spielberg présente son film comme « une fable de science-fiction, une légende contemporaine, un conte de fées pour les années quatre-vingt. C’est une fable sur les valeurs humaines, sur la compréhension des êtres les uns envers les autres, sur la compassion et l’amour. Ils partagent toutes leurs connaissances ; Elliott comprend qu’E.T. est seul, perdu, qu’il doit rentrer chez lui pour survivre, que lui, Elliott, doit lui sauver la vie. » Avec sa scénariste, Spielberg centre son sujet autour du personnage d’un enfant de dix ans. Travailler avec des enfants présente des contraintes : les lois américaines sont très strictes concernant les heures de travail quotidien, le nombre de jours pendant lesquels ils peuvent manquer l’école. Les plannings de tournage sont donc assez complexes à mettre en place, et si l’équipe peut travailler huit heures par jour, les enfants n’étaient présents sur le plateau que quatre heures. « Mais ils apportent une telle magie que c’en est incroyable ! », témoigne Spielberg. « Si vous commencez à dire à un enfant : "Ici, ta motivation profonde est…", ça l’agace que vous n’alliez pas directement au fait, il s’ennuie, il regarde le bout de ses chaussures, commence à danser sur place. C’est plus facile de lui dire "Voilà ce que je veux que tu fasses…" et de lui dire concrètement pourquoi. » Lors du casting, Kathleen Kennedy n’a pas choisi Henry Thomas en fonction d’un talent potentiel, mais parce qu’il était très près du personnage : « C’est très excitant de tomber sur quelqu’un comme Henry Thomas, car il est confondant de naturel ! » Contrairement à son habitude, Spielberg tourne son film sans story-board complet. Pour ses autres films, il prévoyait au moins cinq plans à l’avance, pour E.T., il ne pense qu’au plan suivant : « Cela a joué au niveau de l’émotion du film », ajoute-t-il. À l’occasion de son vingtième anniversaire, le film a été modifié : son remastérisé, effets visuels intensifiés grâce au numérique – principalement l’expressivité de l’extraterrestre –, scènes inédites. En fait, Spielberg a aussi remplacé les pistolets que tenaient les policiers par des talkies-walkies : « Depuis que je suis devenu père, explique-t-il, j’ai dû porter un regard plus sérieux, plus responsable sur le monde. J’ai toujours pensé que les armes n’avaient pas leur place dans E.T.. Les adultes étaient déjà menaçants par le simple fait d’être des adultes. » E.T. est une fable, mais une fable pour tous, pas seulement pour enfants : simple, directe, percutante. Le mythe d’une génération. 

 

« C’est ma réplique ! »

L’origine du projet remonte à l’enfance de Spielberg, à l’époque

où il s’était inventé un ami extra-terrestre. Dans le film, l’un des médecins dit :

« J’ai attendu cela depuis l’âge de 10 ans. ». C’est la réplique du réalisateur.

 

Automate

E.T. a été dessiné par Carlo Rambaldi.

Il possède un squelette en aluminium recouvert

de fibre de verre et de latex, animé par un calculateur

et qui permet à la marionnette de jouer comme un acteur,

grâce à son registre de cent cinquante mouvements.

Ses yeux sont un mélange concocté par Spielberg lui-même,

à partir de ceux d’Einstein, d’Hemingway

et du poète Carl Sandburg.

 

Psychanalyse

L’analyse psychanalytique,

simplifiée, du personnage d’E.T. est la suivante :

mi-vieillard (sa voix est celle d’une actrice octogénaire),

mi-foetus (il a la fontanelle très expressive),

E.T. serait à la fois le père absent d’Elliott

et le bébé qu’il ne veut plus être.





E.T., l’extra-terrestre (E.T. : The Extra-Terrestrial)
États-Unis, 1982, 1 h 55, couleur, format 1.85

Réalisation : Steven Spielberg
Scénario : Melissa Mathison
Photo: Allen Daviau
Musique : John Williams
Montage : Carol Littleton
Décors : James D. Bissell
Costumes : Deborah Scott

Production
: Kathleen Kennedy, Steven Spielberg, Universal Pictures, Amblin Entertainment

Interprètes
: Dee Wallace (Mary), Henry Thomas (Elliot), Peter Coyote (Keys), Robert MacNaughton (Michael), Drew Barrymore (Gertie), K.C. Martel (Greg), Sean Frye (Steve), Tom Howell (Tyler), Erika Eleniak (la jolie fille), David M. O’Dell (un écolier), Richard Swingler (le professeur de sciences), Frank Toth (le policier)

Sortie aux États-Unis : 11 juin 1982
Sortie en France : 1er décembre 1982

Séances



Jeudi 12 novembre à 11h22, E TONY GARNIER / LYON 7
Samedi 19 décembre à 14h30, E TONY GARNIER / LYON 7
Mercredi 23 décembre à 14h30, E TONY GARNIER / LYON 7
Mercredi 17 octobre à 14h30, Halle Tony Garnier
Samedi 28 décembre à 14h30, ITUT LUMIERE / HANGAR / LYON 8
Vendredi 03 janvier à 14h30, ITUT LUMIERE / HANGAR / LYON 8



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