Moments d'histoire



Genèse d’un chef-d’oeuvre : La Nuit du chasseur de Charles Laughton


Unique film réalisé par le comédien anglais Charles Laughton, La Nuit du chasseur est une oeuvre inclassable dans l’histoire du cinéma et inclassée par les spécialistes et les critiques. Wild Side, formidable éditeur DVD & Blu-ray auquel le festival Lumière a rendu hommage en 2010, sortira à l’automne, sous l’impulsion de Manuel Chiche, un coffret-événement autour de La Nuit du chasseur. Avec plusieurs éléments documentaires de grande qualité (raretés, scènes coupées, etc.), un livre de l’historien Philippe Garnier, et la copie du film restaurée en numérique HD et disponible en DVD comme en blu-ray, ce coffret marquera à n’en pas douter l’année des cinéphiles.

 

La Nuit du chasseur de Charles Laughton (The Night of the Hunter, 1955, 1h33), en copie restaurée par Criterion Collection – New York

Séances : Comoedia ma 14h30 | Rillieux-la-Pape je 20h | Bron sa 14h30 | Pathé Bellecour di 14h
Le pasteur Harry Powell (terrifiant Robert Mitchum) commet des meurtres qu’il veut purificateurs. Il tente d’extirper à deux jeunes enfants le secret de la cache d’un magot. Unique réalisation de l’acteur Charles Laughton, chef-d’oeuvre contesté à sa sortie, célébré depuis comme l’un des plus grands films du monde.

 

Charles Laughton dirige La Nuit du chasseur : l’histoire d’une épopée de Robert Gitt (Charles Laughton Directs The Night of The Hunter : The Epic That Was, 2002, 2h41), inédit en France.

Séance : Institut Lumière je 16h30
Réalisé à partir d’une sélection d’archives, de rushes, ce documentaire est un témoignage précieux sur l’épopée de La Nuit du chasseur. Anecdotes, essais des acteurs, vérités rétablies : indispensable.

 

Du muet au parlant : Charles Brabin (1883-1957)

 

 

Né à Liverpool en 1882, Charles Brabin arriva aux États-Unis en 1908 pour être acteur de théâtre. Finalement, il s’installa à Hollywood pour y devenir réalisateur – Philippe Garnier raconte tout ça dans l’opuscule publié par le festival Lumière (Passera pas Ben Hur. Vie et oeuvre de Charles Brabin) : « Charles Brabin (1882-1957) n’a jamais figuré, au mieux, qu’en note de bas de page des histoires du cinéma, comme l’homme qui fut renvoyé du désastreux tournage italien de Ben Hur en 1924. Cet aperçu de son oeuvre en quelques films devrait répondre à la question qu’on ne pose jamais : pourquoi s’était-il vu confier un travail aussi ardu et prestigieux ? Brabin dans les années vingt avait une réputation presque égale à celle de Rex Ingram ou de Maurice Tourneur… »


Programme animé et projections présentées par Philippe Garnier qui publiera à cette occasion « Passera pas Ben Hur - Vie et oeuvre de Charles Brabin » (édition du festival Lumière)


Blind Wives
de Charles Brabin (1920, 1h41)

Séance : Institut Lumière je 9h15 accompagné au piano
Les rêves successifs d’Anne, après l’interdiction d’accéder au compte bancaire de son mari pour cause de shopping excessif ! Une fable réjouissante, sorte de cabinet de curiosités d’un réalisateur à découvrir.

 

La Vallée des géants de Charles Brabin (The Valley of the Giants, 1927, 1h08)

Séance : Institut Lumière ve 21h30 accompagné au piano
Une saga familiale, un amour impossible, sur fond de concurrence acharnée entre deux scieries du nord des USA. Un western bûcheron au montage haletant, dans des décors naturels fabuleux : un film court mais majeur de la période muette du cinéaste.

 

Sporting Blood de Charles Brabin (1931, 1h21)

Séance : Institut Lumière me 9h30
“Tommy” est un étalon pur sang que des propriétaires successifs se vendent, jusqu’à l’ultime acquéreur : un gangster. Film à la photographie splendide, où Clark Gable en salaud apparaît pour la première fois à l’écran !

The Beast of the City de Charles Brabin (1932, 1h26)

Séances : Institut Lumière ma 9h30 | Cinéma Opéra ve 20h30

Le capitaine Jim Fitzpatrick mène une lutte acharnée contre l’emprise de la mafia sur la ville. Ce film sur la corruption de la police est bourré d’innovations narratives et visuelles : un des meilleurs films de gangsters des années 1930, avec la langoureuse Jean Harlow.


Pour revenir sur Renoir


En octobre prochain, on trouvera en librairie la biographie de Jean Renoir du critique-écrivain Pascal Mérigeau (Flammarion). Ses recherches avaient été encouragées par le Prix Raymond Chirat (et une bourse allant de pair) lors de la deuxième édition du festival Lumière. Depuis les cinéphiles attendent cet opus magnum de Mérigeau (journaliste au Nouvel Observateur, auteur de plusieurs biographies dont celles de Maurice Pialat et Joseph Mankiewicz) sur le plus célèbre des cinéastes français.


Fin 2012 – début 2013, sortira sur les écrans le film de Gilles Bourdos, Renoir, présenté au dernier Festival de Cannes. Renoir évoque l’été 1915 lorsque Auguste Renoir, au crépuscule de sa vie, accueille son fils Jean, blessé, de retour de la guerre. Entre les deux se trouve une jeune modèle, dont la beauté sauvage et rayonnante donne au vieux peintre ses dernières émotions. Malgré l’opposition ronchonne de ce dernier, Andrée séduira le fils et deviendra son épouse puis, quand il deviendra cinéaste, sa première actrice sous le nom de Catherine Hessling.

En présence de Gilles Bourdos pour le film Renoir et de Pascal Mérigeau (Prix Raymond Chirat 2010) pour le livre Jean Renoir (Flammarion), et avec trois films de Renoir restaurés.

 

Renoir de Gilles Bourdos (2012, 1h51), avant-première

Séances : Institut Lumière je 19h45 | Comoedia ve 19h30

1915. Auguste Renoir, au crépuscule de sa vie, rencontre Andrée, sa dernière muse. Elle deviendra la femme de son jeune fils, le futur réalisateur Jean Renoir, dont elle sera l’actrice fétiche des premiers films sous le nom de Catherine Hessling. Splendide film qui capture l’ultime fougue inspiratrice du peintre, présenté en avant-première au festival.

Sur un air de Charleston de Jean Renoir (1927, 17min), copie sauvegardée Cinémathèque française

Séance : Institut Lumière je 19h45
Dans un futur indéterminé, un explorateur noir rencontre une sauvageonne blanche, folle de Charleston. Le cinéma ou le plaisir de l’instant, de la création sans borne et de la loufoquerie échevelée. Avec Catherine Hessling, l’actrice française au visage le plus expressif et envoûtant du cinéma muet.

 

La Règle du jeu de Jean Renoir (1939, 1h46), copie restaurée Les Grands Films Classiques

Séance : Dardilly ma 20h30 | Pathé Cordeliers me 19h40 | Comoedia ve 10h45 | UGC Cité Internationale sa 15h30

France, 1939. Les relations sentimentales d’aristocrates et celles de leurs domestiques lors d’une partie de chasse. Le classique absolu du cinéma français.
> Pour des raisons techniques, le CNP Terreaux ne pourra finalement pas accueillir les séances du festival, les films seront donc projetés au Pathé Cordeliers, 10 minutes après l'heure initialement annoncée.

Le Carrosse d’or de Jean Renoir (1952, 1h43), copie restaurée par TF1 DA, présentée par Les Acacias

Séances : Pathé Cordeliers ma 17h10 et me 22h10 | Comoedia je 17h | Pathé Bellecour sa 21h45
Au XVIIIe siècle, une troupe de commedia dell’arte perturbe la cour d’une colonie espagnole au Pérou. Fabuleux hommage au théâtre, avec Anna Magnani et la musique de Vivaldi dans un beau technicolor.
> Pour des raisons techniques, le CNP Terreaux ne pourra finalement pas accueillir les séances du festival, les films seront donc projetés au Pathé Cordeliers, 10 minutes après l'heure initialement annoncée.

 

Découvrir Mario Ruspoli


Auteur de documentaires, Mario Ruspoli est une figure majeure (et méconnue) du "cinéma vérité" aux côtés de Chris Marker et Jean Rouch.
Copies restaurées par Florence Dauman et la Cinémathèque de Bologne/L’Immagine Ritrovata

 

Les Inconnus de la terre (1961, 41min) et Regard sur la folie de Mario Ruspoli (1961, 35min)

Séance : Pathé Bellecour me 19h
« Libérer la caméra ! Pouvoir la jeter dans l’espace humain, dans la vie. Oublier la caméra ! Pouvoir filmer comme on regarde : immédiatement ! » Ainsi s’ouvre le film Méthode 1, manifeste pour le cinéma direct réalisé en 1962 par le cinéaste franco-italien Mario Ruspoli. Dans ces deux films, il enregistre des témoignages poignants de paysans de Lozère, et pose sa caméra dans un hôpital psychiatrique.

Suivi de Mario Ruspoli, prince des baleines et autres raretés de Florence Dauman (2011, 1h16)

Photos, bobines, peintures, souvenirs : la cinéaste livre un vibrant hommage, qui réhabilite avec admiration et tendresse le travail de ce documentariste méconnu.

 




















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